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Mardi 12 Août 2008
Abondance de bleuets à Lanoraie

Producteur de bleuets géants sur d'anciennes terres à tabac à cigarette de Lanoraie, Christian Asselin connaît, en volume, sa meilleure année. Au moins 15 % de plus qu'en 2007. Les arbres n'ont jamais été aussi chargés. On dirait presque de belles grappes de raisins. Par contre, à cause de la température maussade, les pertes aux champs s'annoncent désolantes.

Mais le soleil se fait rare...
 
 
Julie Vaes et Christian Asselin montrent de belles grappes de bleuets géants. (Photo le Journal)
 
Christian Asselin et sa conjointe, Julie Vaes, font partie de ces jeunes producteurs qui croient en l'agrotourisme. L'aménagement de leur ferme du rang Saint-Henri, à quelques kilomètres seulement des autoroutes 40 et 31, a tout pour plaire aux adeptes de l'autocueillette de jour comme en début de soirée.
 

Les intéressés y apprendront notamment comment on obtient, à l'aide de milliers d'abeilles et six variétés de bleuets en corymbe, de si beaux fruits.

Avec un peu de chance, les visiteurs croiseront le père de Christian et parrain de cette entreprise agricole, Jean-Guy Asselin. Les premiers pas dans cette culture ont, avoue-t-il, coûté cher. La première récolte suffisait à peine à faire une tarte aux bleuets. Heureusement, les Lanaudois ont persévéré.
 
La saison des récoltes s'étend habituellement de la mi-juillet au 20 août. En 2008, elle a plutôt débuté 10-12 jours plus tard. «Pour les premières semaines de l'autocueillette, le nombre de visiteurs a chuté de moitié. Certains irréductibles sont même venus cueillir en imperméables sous la pluie», raconte Christian Asselin.
 
Les clients sont à la recherche de beaux fruits secs. Habituellement, la cueillette commence donc après la rosée du matin, vers neuf heures. À cause des ondées matinales du 7 août, la récolte s'est limitée de 16 à 20 h afin de répondre aux besoins pressants des épiceries.
 
Contrairement à d'autres productions, le prix des bleuets est demeuré inchangé depuis quatre ans notamment à cause de la concurrence en région. «Ça pourrait être mieux», confie Christian Asselin tout en procédant à l'emballage. Sa préoccupation : la qualité car, dit-il, «c'est mon nom qui est sur chaque panier.»
 
En cet été d'ondées fréquentes, le Lanaudois cherche du mieux qu'il peut à faciliter les récoltes. «Nous coupons le gazon deux fois plus souvent afin que nos visiteurs et nos employés ne sortent pas des champs les pieds mouillés.» Une souffleuse à feuilles comme on en voit l'automne a aussi expérimentée dans le champ.
 

Source : Louis Pelletier, L'Action


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